Fait religieux : le licenciement d’une caissière pour port de voile: « sans cause réelle »

//Fait religieux : le licenciement d’une caissière pour port de voile: « sans cause réelle »

Fait religieux : le licenciement d’une caissière pour port de voile: « sans cause réelle »

Selon l’AFP, le Conseil des Prud’Hommes de Lyon a condamné le jeudi 18 septembre le groupe Carrefour a versé 10 000 EUR  de dommages et intérêts à une salariée licenciée en 2010, parce qu’elle portait le hijab (voile islamique) à son poste de travail, en caisse de supermarché.

Selon Carrefour, le port du voile contrevient au règlement intérieur interdisant « tout signe ostentatoire à caractère politique, syndical et religieux » pour les personnes en relation avec la clientèle. Saphir News.

Le Conseil des Prud’Hommes a jugé le le licenciement de cette salariée « sans cause réelle ».

Un certains nombre d’employeurs justifient l’interdiction du port de certains attributs religieux par leurs salariés qui travaillent en relation avec la clientèle (service, vente, …) en considérant que cet attribut religieux pourrait déplaire à la clientèle et nuire à l’activité de l’entreprise. La perception du fait religieux est-elle nécessairement identique côté employeur et côté clientèle?

Il revient en général à l’employeur de justifier de l’effet éventuel d’un signe religieux sur son activité (baisse de fréquentation ou de chiffre d’affaires par exemple). Si la santé économique de l’entreprise n’est pas affectée, la justice considère que le port d’un signe religieux ne peut être valablement un objet d’interdiction.

 

 

 

By | 2017-09-23T20:07:42+00:00 septembre 21st, 2014|News|0 Comments

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